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Ce blog présente principalement des articles sur les actualités concernant les religions, la spiritualité protestante, la culture et la langue occitanes, l'actualité personnelle et familiale. On peut aussi s'y trouver quelques billets d'humeur...

Aquel blòg presenta principalament d'articles sus las actualitats pertocant las religions, l'espiritualitat protestanta, la cultura e la lenga occitanas, l'actualitat personala e familiala. Se pòdon trobar qualques mots bilhetas d'umor...

jeudi 18 août 2016

Hôtel d'Olmières (d'Humières) à Toulouse XVIe siècle


 L'été  donnant l'occasion de se promener en famille, voici quelques photos prises il y a deux semaines lors de notre passage à Toulouse avec notre fille Sylvie et son mari Pascal. Cela me donne l'occasion de présenter l'hôtel d'0lmières (d'Humières) dans son état actuel.



De G à D: Pascal, Sylvie notre fille aînée et mon épouse Mauricette.






Mon épouse et moi devant la porte de l'escalier.



Photos et présentation de l'hôtel:



 



La tour octogonale de l'escalier






Fenêtre au premier étage



L'Hôtel d'Olmières est un hôtel particulier, situé au 3 rue Peyrolières, dans le centre historique de Toulouse. Construit au début du XVIe siècle pour la famille d'Olmières (plus tard d'Humières), il est caractéristiques des hôtels particuliers qui se construisent à cette période à Toulouse, où les riches propriétaires s'isolent de la rue .

L'hôtel conserve cependant des éléments représentatifs du premier style de la renaissance toulousaine, mêlés à des éléments gothiques, en particulier sa tour capitulaire.

L'hôtel a été construit soit, par Jean-Étienne d'Olmières, capitoul de la Daurade en 1503-1504, soit par son parent, Georges (Jòrdi) d'Olmières, seigneur de Bussac, baron de Saint-Sernin, juge de Comminges en 1497, sénéchal de Toulouse en 1498, conseiller au Parlement de Toulouse en 1505, quatrième président du parlement en 1521. L'hôtel d'Olmières est un  vaste bâtiment qui occupe tout l'îlot entre les rues Peyrolières, Lanternières et Gipponières (actuelle rue du Tabac).

La tour est octogonale, tout comme une partie de celle du chateau d'Humières* à Conques (Aveyron). Elle  est  couronnée d'une terrasse et de mâchicoulis aveugles, signale la puissance de la famille d'Olmières.



* Chateau d'Humières à Conques XIV-XVe siècle

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* Arrière du chateau côté de la porte de la Vinzelles

L'hôtel aurait pourtant dû être démoli en 1544 lors de la construction du Pont-Neuf et du percement d'une rue nouvelle face au pont. Mais à la suite d'une erreur dans la construction de la première pile entreprise par Nicolas Bachelier , celle-ci étant décalée par rapport au projet initial, il faut donner une autre direction au nouveau pont et l'hôtel est épargné.*
* Sources Wikipedia



Le pont neuf


Architecture * :

L'édifice s'organise en plusieurs corps de bâtiment autour d'une cour intérieure. La porte cochère centrale ouvre sur la rue par un arc  en plein cintre  appareillée en brique et pierre alternées et couronnée d'une corniche à modillons . Les jambages sont protégés par deux bouteroues  tournée à la manière de courges, caractéristiques du début du XVIe siècle toulousain. Le portail se prolonge par un passage voûté qui relie les deux corps de logis sur la rue. Au premier étage, une terrasse, fermée par un balcon en fer forgé, couvre le passage et deux loges.



La galerie du porche, vue de la rue Peyrolières




Le porche vu de la cour.


Les élévations de la cour intérieure sont homogènes et remontent à la période de construction de l'hôtel, au début du XVIe siècle. Les fenêtres ont cependant été remaniées au XVIIIe siècle et seuls quelques accoudoirs semblent remonter à l'époque gothique.




La tour octogonale de l'escalier




Au fond de la cour s'élève la tour d'escalier octogonale qui combine des éléments de la fin de la période gothique et des début de la Renaissance . La porte d'entrée, au bas de la tour, a été refaite au XVIIIe siècle, mais a conservé l'ancienne disposition de ses montants taillés en biais, continuant ainsi la courbe de la vis de pierre de 83 marches. Les fenêtres sont surmontées d'accolades se terminant en choux-frisés, dont les modillons sont ornés de têtes et d'animaux fantastiques.

*Sources Wikipedia


Voici quelques photos supplémentaires:


Je suis devant la plaque sur la rue.




La tour octogonale de l'escalier





Les fenêtres de la cour.



La porte sur cour. A gauche les anciennes écuries.





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samedi 16 juillet 2016

Deuil national / Dòl nacional: La honte! Vergonha!





Soi trist per mon vilatge!

Alara que portam dòl nacional tres jorns de pertot en França en memòria de las victimas de l'atemptat de Nissa, vaquí que lo vilatge dins aquel demòri fa la fèsta çaquela. 


Indecent!

De segur, la fèsta èra prevista de longa.

Demòri luénh del centre dins la garriga, e pasmens ausiguèri una musica plan fòrta e qaujosa tota la nuèit alara que ajam degut èsser dins lo reculhiment...

Compreni pas qu'aquela fèsta foguèt se que non
 anullada al mens remandada de qualques jorns en solidaritat ambe las victimas e las familhas. Tròbi qu'es una manca d'agudesa  e de respècte degut als mòrts e als que son dins la pena.


Vergonha de vergonha!






Je suis triste pour mon village.

Alors que nous portons un deuil national de trois jorns partout en France, en mémoire des victimes de l'attentat de Nice, voici que le village où je vis fait quand même la fête.

Indécent !

bien sûr, la fête était prévue depuis longtemps.

J'habite loin du centre dans la garrigue  et pourtant  j'ai entendu une musique très forte et joyeuse toute la nuit alors que que nous aurions dû être dans le recueillement...

Je ne comprends pas que cette fête n'ait pas été sinon annulée du moins repoussée de quelques jours en solidarité avec les victimes et leurs familles. Je trouve que c'est un manque de finesse d'esprit et de respect dû aux morts et à tous ceux qui sont dans la peine.

Oui: indécent!

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lundi 4 juillet 2016

MARIAGE



A propos de l'artice de A.M "Se dire oui devant Dieu", Réforme N° 3664, 30/06.
La lecture de l'article "Se dire oui devant Dieu"  me conduit à formuler une demande de précision, d'une part et une remarque d'autre part.

1) La précision sur le mariage musulman.
Anouar Kbilech affirme que le mariage civil et le mariage religieux vont de pair. Or quand on ne se marie pas à la mosquée, mais au domicile, "entre deux témoins, un imam et une personne de confiance", comment est-on sûr qu'il y a bien eu mariage civil préalable, ce qui est obligatoire en France? 
A écouter les travailleurs sociaux, il y aurait bien des cas de mariages privés sans mariages civils. Quelle est la réalité?

2) Mariage et protestantisme.
Florence Blondon, pourtant pasteure appréciée et reconnue de longue date, dit que le mariage chez les protestants n'est pas un sacrement mais que "c'est toutefois un véritable engagement". 
Je suis d'accord, à ceci près que dans notre Eglise, l'Eglise protestante unie de France, dont Florence est pasteure, on ne parle pas de mariage mais de bénédiction.
C'est agaçant! Nous avons tous travaillé le dossier "Bénir" pendant un an, et l'on peut encore lire ici ou là des pasteurs parlant de mariage! Non, notre Eglise ne marie pas! Elle bénit des couples civilement mariés . Ce n'est pas la même chose. 
Où est notre protestantisme si l'on ne dit pas les choses clairement au risque de la confusion. Et dans le journal Réforme, de surcroît!
Comment les médias peuvent-ils comprendre le protestantisme si notre vocabulaire reste appproximatif?
Encore hier, pour le culte pour la famille de Monsieur Michel Rocard, la journaliste de la télévision a parlé de "messe" au temple protestant! 
C'est bien cela qui est agaçant. Notre identité ne s'affirme qu'à partir d'un vocabulaire souvent catholique. 
Comment voulez-vous que les journalistes utilisent les bons mots, si même nos pasteurs ont un vocabulaire équivoque?
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Luc 10, 1-20- Prédication dimanche 3 juillet 2016. EPU Narbonne

Ma prédication  le dimanche 3 juillet 2016. au temple de l'Eglise protestante uie de Narbonne

Luc 10, 1-20

Servir, suivre Jésus, annoncer la Bonne Nouvelle, n’est-ce pas ce qui nous est demandé depuis notre baptême ? Pour les chrétiens qui veulent répondre à l’appel  reçu, qu’est-ce que cela implique ? Est-ce donc si facile de répondre, de vivre le chemin de la foi ?

C’est exactement ce à quoi répondent les deux textes que nous avons lus dimanche dernier et aujourd’hui.
Dimanche dernier, je le rappelle brièvement, nous avons lu qu’il fallait  être compréhensifs, patients, humbles, bienveillants et  que, face à l’appel de Jésus, il n’y a pas de préalable, pas de « d’abord », pas d’obligation à satisfaire de quelque ordre que ce soit : ni deuil, ni famille, enfin, qu’il  n‘est pas question de retour en arrière, pas question de se raviser. Répondre à l’appel de Jésus est exigeant.

Qu’ajoute le texte d’aujourd’hui ?

Chers amis, il n’améliore pas la sauce, si je puis m’exprimer ainsi.


Oui, « la moisson qui est grande » et, nous l’avons compris, elle est aussi exigeante, ceci explique qu’il y a relativement peu d’ouvriers.

Pour commencer, la mission du chrétien, le service  ne sont pas affaire de solitaire. Dans le texte nous voyons que les douze ne suffisent pas.

Alors Jésus va appeler soixante-dix/douze  disciples supplémentaires. Exactement comme dans les livres de l’Exode, des Nombres, et du Deutéronome, où soixante-dix anciens sont appelés, symbolisant sans doute tous les peuples de la terre dans la culture judaïque.

Par ailleurs, Jésus recommande aussi de visiter les hôtes deux par deux. Pourquoi ? L’adage dit que l’’union fait la force ! L’union ferait-elle véritablement la force ? N’est-ce pas plutôt sagesse ?  La Bonne Nouvelle n’est pas propriété d’un serviteur tout seul qui aurait La Vérité. Non, la Bonne Nouvelle ne peut s’expliquer, s’annoncer de façon univoque. Les discours de plusieurs ne peuvent justement que se compléter, se renforcer ou se préciser grâce à la parole multiple.

Quant au salaire,  qu’en est-il? Car « l’ouvrier mérite salaire ». Eh bien, ce sera juste ce qu’il faut. Sans plus. Juste de quoi manger pour vivre et pour se vêtir. Nous sommes loin des ambitions que tout travailleur bien constitué est en droit d’attendre aujourd’hui.  Pas de superflus. Nous sommes ici dans une économie raisonnée, totalement différente  de celle qui fait notre quotidien contemporain. Si nous avons l’amour du gain, de la puissance, de l’attrait des modes, suivre Jésus,  n’est vraiment pas un bon plan !


Et le tableau s’aggrave !

Jésus prévient : « Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. »

Car ce n’est pas fini, il peut y avoir échec. Et en cas d’échec, il faut partir. Pas de dispute, pas de bagarre. Maigre consolation, Jésus permet de râler, d‘avertir les réticents de ce qui les attend. Est-ce une façon d’apaiser le dépit ? Là aussi le message de Jésus n’est pas tendre ! Si l’annonce que le Royaume s’est approché  n’est pas reçue,  les disciples peuvent « secouer la poussière de la ville attachée à leur pieds, signe de rejet et de mépris.

Il y a de quoi avoir de l’amertume. Car enfin, de quoi s’agit-il ? Annoncer un message simple. Affirmer que  le Royaume s’est approché et prononcer des paroles de paix : « Que la paix soit sur cette maison ! » et de « guérir les malades ».  Existe-t-il une mission plus belle, un message plus facile à annoncer et à recevoir que la paix offerte, paix du corps et de l’âme ?

Même Jésus va lancer d’ailleurs une longue plainte, car il connaît l’échec, lui aussi : « Quel malheur pour toi, Chorazin ! Quel malheur pour toi, Bethsaïda ! Et même à Capharnaüm où il réside,  probablement chez Pierre, pas très loin de la synagogue. Capharnaüm que l’on aurait pu croire bénie et qui, dit-il « descendra jusqu’au séjour des morts. »

Assurément, quelle singulière vie que celle promise à ceux qui suivent Jésus !

Je résume.

Personne n’est propriétaire du message, la Bonne Nouvelle peut se comprendre différemment suivant les individus, la parole doit être annoncée à plusieurs. Il ne faut rien attendre d’autre que ce qui est juste  nécessaire pour vivre. Le disciple peut connaître l’échec.

Faut-il arrêter là, se dire que vraiment  la vie de celui que Jésus appelle n’est pas très enthousiasmante ?
C’est là où le texte fait tout basculer. Je m’explique.

Les disciples qui reviennent de mission remplis de joie. Paradoxal, non ? Ils reviennent heureux  car ils ont constaté que même les démons leur sont soumis. D’un point de vue humain, pouvoir lutter et vaincre les forces du mal, c’est encourageant, extraordinaire !

Là encore Jésus va donner une leçon supplémentaire à ses disciples.

Certes il leur a donné « l’autorité pour marcher sur les serpents, les scorpions sur toutes les puissances de l’ennemi. » De surcroît, «  rien ne pourra vous faire de mal » leur dit-il. Mais ce n’est pas ce qui doit les réjouir car, , c’est comme cela que je traduis, la puissance de guérison et le pouvoir sur le mal peuvent être aussi source de chute car le succès peut entraîner la satisfaction et l’orgueil. Les œuvres ne sont que la manifestation de la tendresse de Dieu pour l’homme.

Ce que je comprends, c’est que c’est  Dieu qui agit à travers des œuvres des disciples de Jésus.

Jésus conclut que la vraie source de réjouissance, la seule qui vaille, c’est que les noms des disciples, de ceux qui le suivent  sont inscrits dans les cieux. C’est le salut qui est annoncé qui est la Bonne Nouvelle, c’est de cela que les disciples doivent se réjouir et uniquement cela.

Suivre Jésus, le servir, c’est ce qui nous est demandé à nous, chrétiens. La mission, le service sont difficiles, ils sont porteurs de joies éphémères  bien humaines auxquelles il ne faut ni s’attendre, ni s’attacher. En revanche, oui, réjouissons-nous, Jésus l’a dit, et c’est là ma foi, nos noms sont inscrits dans les cieux.*

Georges d’Humières

*Calvin Institution chrétienne Livre III, XXIV,9 , commentant Lc 10,20 et Ph 4,9
« …selon le témoignage de Jésus-Christ, les noms des enfants de Dieu ont été enregistrés dès le commencement dans le livre de vie. »

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Luc 9, 51-62 - Prédication du 26/06/2016




Peu avant le texte que nous venons de lire, Jésus vient d’annoncer sa passion  par deux fois.

C’est dans ce contexte que Jésus, connaissant ou pressentant ce qui va lui arriver, « prend la ferme résolution » de monter à Jérusalem. Mot à mot : «Il endurcit ou affermit sa face » reprenant l’expression  que l’on trouve dans le  Chant du serviteur, Es 50,7: «J’ai rendu mon visage comme du granit ». Cette décision assurément lui pèse. Jésus arrive de Galilée, nous sommes après sa Transfiguration et Pierre vient de le reconnaître comme « Christ de Dieu ». Curieusement, à l’inverse des pèlerins qui venaient de Galilée pour célébrer les fêtes et qui évitaient une région historiquement hostile aux juifs en passant par la rive orientale du Jourdain, Jésus décide de passer par la Samarie pour rejoindre Jérusalem.

Au début de ce voyage qui se finira au chapitre 19, je distingue deux messages de la part de Jésus.
1)       Le premier, en Lc 9,51-56 : devant les difficultés et l’hostilité, l’impatience, la colère, les imprécations ne servent à rien.
2)       Le second message, en Lc 9, 57-62 : pour suivre Jésus, pour être son disciple, il ne faut éviter ni les difficultés, ni le deuil, ni les liens familiaux.
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Voyons les messages de ces deux petites péricopes.
Tout d’abord l’épisode du village  des Samaritains qui refusent l’accueil. Nous remarquons que Jésus est agacé, tout comme les deux apôtres. Mais ils ne le sont pas pour les mêmes raisons.

La cause de la préoccupation de Jésus est claire : les jours où il allait être « enlevé » arrivaient, on peut comprendre qu’il devait être plus que soucieux.
Au refus des samaritains d’accueillir Jésus, Jacques fils de Zébédée et son frère Jean veulent demander « au feu de descendre du ciel pour les détruire », citant Elie en 2 Rois 1,9-16. Jean est surnommé Boanergès  ce qui signifie « Fils du tonnerre ». Ce surnom peut évoquer l’impatience la colère, l’emportement. En fait, les disciples aux côtés de Jésus, se croient investis d’un pouvoir qui permettrait de « punir » les récalcitrants, les ennemis du moment. Ils ont le zèle et l‘impatience des nouveaux disciples.  

Nous remarquons que Jésus  ne tient pas rigueur aux samaritains de leur refus d’accueil. Non, ce n’est pas après eux qu’il en a, mais après ces deux disciples qui sont à côté de la vraie question. En effet, pour Jésus, la violence ce n’est pas le refus d’accueil des samaritains mais ce sera à la fin du voyage, ce qui doit arriver à Jérusalem.

Jésus les rabroue donc, comme il a rabroué les disciples et Pierre quelques jours plus tôt quand ce dernier le déclare « Christ de Dieu ». Il juge leur attitude comme une posture de rejet, d’exclusion.

De ce premier texte quelle leçon pouvons-nous en tirer ?

Il ne faut pas chercher la violence dans l’agir de l’autre mais voir le nôtre propre.  Ce n’est pas la violence du refus des samaritains qui agace Jésus, c’est la violence de la réponse des deux disciples emportés dans leur fougue, leur zèle et qui, subjugués par le maître, sont aveuglés par leur enthousiasme.
Jésus attend de ses disciples de la douceur, de la patience, de la modération, de la compréhension. Combien de fois pouvons-nous nous retrouver aujourd’hui dans le même emportement que Jacques et Jean ? Nous divisons si facilement le monde entre les bons et les mauvais, entre mauvais et bien-pensants, nous sommes comme les disciples souvent dans le rejet ou l’exclusion de l’autre, exactement l’inverse de ce que Jésus attend de nous !

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Chemin faisant, Jésus va rencontrer trois hommes, c’est notre second récit.
Au premier qui affirme vouloir le suivre partout, Jésus lui répond que le Fils de l’homme n’a pas où reposer la tête. En ceci, il veut dire que celui qui veut le suivre doit s’attendre sinon à une vie difficile ou de dénuement, en tous les cas une vie simple et sans garantie matérielle.

Au deuxième  homme, Jésus demande de le suivre. Mais celui-ci veut d’abord ensevelir son père dont on ne sait s’il est déjà mort ou si c’est un événement attendu. « Laisse les morts ensevelir les morts », cette parole possède un aspect radical quand on sait la valeur que les juifs attachaient au devoir des enfants concernant l’ensevelissement de leurs parents. « Laisse les morts ensevelir les morts » : Certains théologiens expliquent que ceux qui sont spirituellement morts peuvent se charger d’ensevelir ceux qui sont physiquement morts et que ceux qui sont spirituellement vivants doivent être occupés à la proclamation du royaume de Dieu.  C’est pour moi une théologie bien compliquée. Pour ma part, j’y vois un message plus simple, plus facile à comprendre, je traduirais en disant que, pour suivre Jésus, on ne peut ni tergiverser, ni remettre au lendemain, aucune raison n’est opposable.

Au troisième homme qui veut prendre congé de ceux de sa maison, traduisons : ses proches, Jésus explique qu’il ne faut pas regarder en arrière. Quand on a décidé de servir, de s’engager pour le royaume, il faut y aller, l’heure n’est plus au doute. Dans Philippiens 3, 13-14 , Paul dit: « …une seule chose compte : oubliant ce qui est en arrière et tendant vers ce qui est en avant, je cours vers le but pour obtenir le prix de l’appel céleste de Dieu en Jésus-Christ. »

Là aussi on peut en tirer la leçon suivante : pour suivre le Christ, il n’y a pas de bonnes raisons d’attendre, il n’y a pas  de « d’abord », ni de retour en arrière, mais un « ici et maintenant ».

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Au total, proclamer la Bonne Nouvelle du royaume requiert tout ce que Jésus vient d’enseigner: la douceur, la patience, la modération, la compréhension, la bienveillance et aussi la disponibilité pour un engagement ici et maintenant.
Aujourd’hui, à l’heure de la consommation incontrôlée, le pour soi, tout de suite,

aujourd’hui, alors que nous constatons la montée de l’individualisme, du chacun pour soi, du chacun chez soi, de l’égoïsme et de la tentation de l’exclusion de celui qui est différent ou étranger,

aujourd’hui où nous voyons monter le populisme, les égoïsmes identitaires,

aujourd’hui, si nous voulons être  disciples de Jésus le Christ, il nous faut accepter de vivre en risque, ne pas avoir peur, écouter, accueillir ceux qui en ont besoin, ceux qui sont différents, ceux qui sont dans la peine,  sans hésitation, sans nous poser de question.

Si donc nous acceptons sans préalable, sans condition, alors, oui, nous serons de vrais disciples de Christ et comme nous le lisons dans les Béatitudes, nous serons porteurs de justice, de compassion et de paix!

Amen !


Georges d’Humières

jeudi 30 juin 2016

L'Aubòi dins la fèsta


Pichòta istòria de l'aubòi, ambe Bruno Salençon. Aquò's plan instructiu. 
Petite histoire du hautbois en occitan.


Aquí, es jogat de pertot.
Escotatz!

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Garrigas /Garrigues

Una emission en lenga d'òc (Occitan)




D'escotar e fintar sul còp!

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