Objet du blog

Ce blog présente principalement des articles sur les actualités concernant les religions, la spiritualité protestante, la culture et la langue occitanes, l'actualité personnelle et familiale. On peut aussi s'y trouver quelques billets d'humeur...

Aquel blòg presenta principalament d'articles sus las actualitats pertocant las religions, l'espiritualitat protestanta, la cultura e la lenga occitanas, l'actualitat personala e familiala. Se pòdon trobar qualques mots bilhetas d'umor...

lundi 30 novembre 2015

L'art au service de la paix.



Trouvé sur la page Facebook d'une amie. Bravo à la créatrice! J'imagine que c'est une femme, j'ai même une idée de la personne dont il s'agit...



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samedi 28 novembre 2015

COP 21 - PAUVRETE ET OPULENCE


"S'il faut dire la vérité, le vrai riche n'est pas celui qui a beaucoup amassé, mais celui qui n'éprouve pas le besoin de beaucoup de choses; le vrai pauvre n'est pas celui qui ne possède rien, mais celui qui convoite tout: telle est la définition de la pauvreté et de l'opulence."

Saint Jean Chrisostome

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vendredi 27 novembre 2015

Journée de recueillement...: Jornada de reculhiment...



En ce jour de recueillement pour toutes les victimes des attentats du vendredi 13 novembre à Paris, je m'associe par la pensée et les prières à la peine de leurs familles et amis.


Al moment d'aquel jorn de reculhiment per totas las victimas dels atemptats del divendres 13 de novembre en Paris, m'associi per la pensada e las preguièras al dòl de sas familhas e sos amics.

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mardi 24 novembre 2015

Que visca l'Occitània !



Jòrdi (Georges d'Humières) - 2014

Aquò's una fotò de ieu presa per un amic al moment de la conferéncia qu'ai balhada sus la crotz occitana l'an passat a Sant Andrieu de Ròcalonga.

LIBERTE D'EXPRESSION

Voici le texte de la présentation que j'ai faite lors de l'échange public d'hier au soir jeudi 23/11/2015 à propos de la liberté d'expression.




Mesdames, Messieurs, chers amis,

La liberté d’expression:
J’avais déjà donné deux conférences sur ce thème au printemps 2015 à Carcassonne puis Narbonne sous le titre : « La liberté d’expression, jusqu’où ? » dans le cadre d’un cycle appellé « La parole vous est donnée », quatre soirées publiques prévues chaque année dans l’Ensemble de l’Aude de l’Eglise protestante unie de France. Ce soir, mon propos sera strictement laïc.
Le désarroi, la colère, les interrogations, les débats qui suivent l’actualité dramatique que nous vivons m’ont conduit à proposer à Monsieur le Maire, Jean-Michel Folch de vous présenter, ici à Saint André, ma réflexion sur le sujet dans le cadre de la citoyenneté et du « Vivre ensemble ».
Je remercie donc Monsieur le Maire et son Conseil d’avoir bien voulu programmer cette soirée, si pertinente après les journées que nous venons de vivre. Je vous remercie aussi de votre présence.
Pour ceux qui me connaissent, je voudrais leur dire que ce soir, ce n’est ni le théologien, ni l’occitaniste qui parle, mais  le simple citoyen.

Pour que mon intervention ne se limite pas à un simple exposé, je vous propose qu’elle soit suivie d’un échange amical qui vous  permettra soit de préciser ce que j’aurais pu oublier, soit de réagir à mon propos.

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« Il n’y a pas de vérité sacrée, c’est-à-dire interdite à la pleine investigation de l’homme. »

Jean Jaurès



Les attentats qui ont fait suite aux caricatures de Mahomet au Danemark et en France à Charlie Hebdo, puis l'actualité dramatique récente en France comme ce drame du vendredi 13 novembre dernier, nous conduisent à nous interroger sur ce qu’est la liberté d’expression et posent de façon crue la question de savoir si elle doit ou non avoir des limites.

Mon exposé se divise en quatre parties :
I -  La liberté de conscience
II - Qu’est-ce que la liberté d’expression ?
III – Le contexte historico-juridique
IV – La liberté d’expression limitée par la loi
Conclusion : Où en est-on dans le contexte politique actuel ?



I - Liberté de conscience

On ne peut parler de liberté d’expression, sans évoquer au préalable la liberté de conscience. Il faut en effet préciser d’abord ce qu’est cette liberté que l’on a souvent tendance à confondre avec la liberté d’expression.
Comme la liberté d’expression, la liberté de conscience est un droit naturel, imprescriptible, inscrit à l’article 18 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, du 10 décembre 1948, ( probablement une des dates les plus importantes de toute l’histoire de l’Humanité) :

Article 18
« Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites. »
Cette liberté de conscience, c’est  d’abord la liberté de penser. Mais ce n’est pas que cela. Penser est une activité première, vitale, c’est ce qui fait de nous des humains. C’est ce qui fait que nous ne sommes pas que des êtres instinctifs mais aussi des êtres dotés de raison. Notre pensée au fil de notre évolution du bébé, de l’enfant vers l’adulte va s’enrichir du vécu, de l’éducation reçue et va nous ouvrir à la liberté de penser par soi-même. C’est-à-dire d’utiliser la capacité à avoir une opinion personnelle, à articuler des convictions qui vont induire  nos comportements, nos options de vie, nos engagements.
Les régimes totalitaires ont tous essayé de museler cette liberté. Nous savons trop ce qu’est la pensée unique et ce qu’elle a pu entraîner. La perversion ou la subversion de théories ou de systèmes politiques ou telle ou telle religion, entravent la pensée et conduisent à la mort de la société qui est alors réduite à un rassemblement de quasi-robots. Une conscience non libre est une conscience aliénée.
Le révolutionnaire Rabaut Saint Etienne qui était aussi pasteur protestant déclarera le 23 août 1789 à l’Assemblée constituante: «  L’autorité dégénère encore bien plus en tyrannie insensée lorsqu’elle veut prescrire aux hommes ce qu’ils doivent penser : la puissance souveraine peut seulement diriger les actions extérieures des sujets et ne peut jamais sans folie, s’arroger le droit absurde de régler ou contraindre les mouvements secrets du cerveau de ses sujets. Que de maux n’a pas causé à la France le désir insensé de régner sur les opinions par la force ! »
La liberté de conscience est une valeur très moderne, qui entraîne des difficultés et donc des devoirs.
Les difficultés : nous sommes environ sept milliards ici-bas. Sept milliards de consciences. Comment peut-on vivre ensemble sans poser quelques règles de pensée? Cela nous amène à affirmer la nécessité de la tolérance « apanage de l’Humanité » selon Voltaire et aussi celle de l’exigence sans compromission car toutes les pensées ne sont pas tolérables : le racisme, (croyance à l’existence d’une race supérieure), le sexisme (sexisme : croyance de la supériorité d’un sexe sur l’autre), etc…
Après cette brève mise en perspective, qui se veut ni scientifique ni exhaustive, nous pouvons donc dire que la liberté de conscience anime l’intime de notre être ; cette liberté ne peut pas nous être confisquée, sauf à nous décérébrer. Elle est la source, l’origine de ce que nous sommes et de notre agir, de notre vie sociale, sociale au sens large.

C’est l’agir et par conséquent le droit à l’expression qui est donc la manifestation extérieure de ce que nous pensons.
Bernanos dira : « Une pensée qui n’agit pas n’est pas grand-chose et une action qui ne pense pas, ce n’est rien ».  Ainsi la liberté d’expression est-elle intimement  liée à la liberté de conscience. Elle en est la manifestation.


II - Qu’est-elle en réalité cette liberté d’expression ?

Voltaire fait aussi le lien entre les deux libertés qui affirme :
«  Je ne suis pas d’accord avec vous, Mais je ferai tout pour que vous puissiez le dire. »

La liberté d'expression, héritage des Lumières, consacrée comme nous le verrons par la Révolution américaine et la Révolution française, est une des vertus de la démocratie.
Elle constitue le droit pour toute personne de penser comme elle le souhaite et de pouvoir exprimer ses opinions par tous les moyens qu’elle juge opportun, dans les domaines de la politique, de la philosophie, de la religion, de la morale, etc…

C’est une liberté fondamentale inscrite dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. (ONU, 10/121948) :  
Article 19
« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »

Elle a pour corollaire la liberté de la presse, la liberté d’association, la liberté de réunion, la liberté de manifestation mais aussi le respect d’autrui.

III - Contexte historico-juridique:

Un siècle avant la Révolution française, dès 1695 le Bill of Rights garantit la liberté de la presse en Grande Bretagne puis, le premier amendement de la Constitution américaine en  1787  précise que « le Congrès ne fera aucune loi pour limiter la liberté d’expression, la liberté de la presse ».

Enfin, en France, la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen en 1789  grave dans le marbre le principe de liberté d’expression comme « un des droits les plus précieux de l’homme ».

« Aujourd’hui, c’est la République toute entière qui a été agressée. La République, c’est la liberté d’expression, c’est la démocratie», dira le président Hollande après l’attentat à Charlie Hebdo.

Liberté d’expression, République et démocratie tel est le triptyque imposé depuis 1789.

Le 23 août 1789, le jour où parlait Rabaut Saint-Etienne, l’Assemblée constituante  énonce dans son article 10 sur la  liberté de penser:
 « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses… ». Et le lendemain, le 24 août, dans l’article 11 concernant la  liberté de communiquer, le duc de La Rochefoucauld d’Enville, aristocrate libéral et traducteur de Benjamin Franklin précise:
« La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus  de cette liberté dans les cas limités par la loi ». 

Les plus radicaux, évidemment, affirment: «  Il n’est jamais permis à des hommes libres de prononcer leurs droits d’une manière ambigüe. La liberté de la presse est une partie inséparable de celle de communiquer ses pensées ». (Robespierre)

Mais certains comme une partie du clergé cherche aussi à restreindre la liberté de la presse déclarant qu’’« il y a du danger pour la religion et les bonnes mœurs dans la liberté indéfinie de la presse. »

Mais ce sera quand même la position de La Rochefoucauld qui prévaudra.

Au long du XIX e siècle, de grands noms interviendront  pour combattre la volonté de contraindre la liberté d’expression :

- Chateaubriand : « La presse, c’est l’électricité sociale. Plus vous prétendez la comprimer, plus l’explosion sociale sera violente».

- Benjamin Constant : « Il fut un temps où l’autorité  croyait devoir étendre sa surveillance sur la parole. L’expérience a démontré que les mesures propres à y parvenir étaient productives de maux plus grands que ceux auxquels on voulait porter remède ». 

- Victor Hugo : « Sans la presse, nuit profonde. Sans liberté de la presse, point de salut ».

Il faudra malgré tout un siècle pour passer du principe au  droit effectif.

Avec la loi du 29 juillet 1881 la République posera ce principe :
« La librairie et l’imprimerie sont libres ».   Elle supprimera les délits d'opinion et confiera à la 17e chambre du tribunal correctionnel crée spécialement pour ces questions, le soin de poursuivre d'éventuels crimes ou délits commis par voie de presse contre des particuliers ou des autorités publiques. 

Le Conseil d'Etat  sanctuarisera par deux fois cette liberté :
-          la loi du 11/10/1984  dit à propos de la transparence financière et du pluralisme des  entreprises de presse :
-          « s’agissant d’une liberté fondamentale, d’autant plus précieuse que son exercice est l’une des garanties du respect des autres droits et libertés, la loi ne peut en réglementer l’exercice qui aujourd'hui s'inscrit dans le cadre de la Convention européenne des droits de l'homme ».
-          Loi du 18/09/1986 sur  liberté de communication : le législateur fait  du pluralisme des courants d’expression « un objectif de valeur constitutionnel ».

Aujourd’hui cette loi s’inscrit dans le cadre de la Convention européenne des droits de l’homme (1950)  dans son article 10, je cite :
« Toute personne a droit à la liberté d’expression. Ce droit peut être soumis à certaines formalités, conditions, restrictions ou sanctions prévues par la loi , qui constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité nationale, à l’intégrité territoriale ou à la sûreté publique, à la défense de l’ordre et de la morale, à la protection de la réputation ou des droits d’autrui, pour empêcher la divulgation d’informations confidentielles ou pour garantir l’autorité et l’impartialité du pouvoir judiciaire ».

IV - La liberté d’expression limitée par la loi

André Malraux disait : « La liberté, Mesdames, Messieurs n’a pas toujours les mains propres ». Rien n’a jamais été gagné  car la liberté d'expression ne cessera d'être grignotée au fil du temps à tort ou à raison.

Les limites de la liberté d'expression  sont posées par la loi démocratique et non par les religions ou d'autres groupes de pression. Elle est souvent restreinte par certaines conditions particulières qui interdisent l’incitation à la haine raciale, nationale ou religieuse ou l’appel à la violence physique contre les individus. Il en est de même pour la diffamation, la calomnie, le négationnisme, l’atteinte à la propriété intellectuelle, l’atteinte au secret professionnel.

Ainsi un certain nombre de loi vont- elles restreindre la liberté d’expression, entre autres :
-          En 1893-1894  les lois scélérates contre les entreprises anarchistes.
-          En 1936 loi protégeant la sûreté de l’Etat ;
-          En 1951, loi punissant l’apologie des crimes de guerre ou les délits de collaboration avec l’ennemi ;
-          En 1972 la loi qui condamne : « la provocation à la haine, la discrimination ou la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une race, une religion déterminée ».
-          En en 1990, la loi Gayssot qui réprime tout acte raciste, antisémite ou xénophobe.
-          Enfin en novembre 2014 : la loi relative à la lutte contre le terrorisme.

C’est donc dans ce cadre que s’exerce aujourd’hui la liberté d’expression.



En guise de conclusion : Où en est-on, quelle problématique dans le contexte politique actuel?

Pour résumer, nous avons donc bien compris le lien entre la liberté de conscience et la liberté d’expression.
Si une totale liberté de conscience, quoiqu’il en coûte est nécessaire, s’exerçant malgré tout avec rigueur et tolérance, la liberté d’expression s’exerce dans le cadre le plus ouvert possible à condition d’en respecter certaines limites liées aux lois qui règlementent la paix publique.

Les caricatures de Mahomet, considérées comme un blasphème par une majorité de musulmans, même les plus modérés, qui ont entraîné les  attentats de janvier et les réactions violentes de beaucoup dans le monde musulman le plus conservateur , reposent quand même la question des limites de la liberté d’expression.

Le délit de blasphème est effacé du droit français depuis la Révolution, avec une exception dans le droit local alsacien (art. 166 du code pénal local).

Une polémique est née qui oppose les partisans du statu quo qui veulent maintenir le fait que le délit de blasphème n’existe plus dans le droit français et les tenants de sa remise en vigueur. cf dépôt de plainte contre Charlie Hebdo (Karim Achaoui). Il est significatif de constater qu’entre  1984  et  2009  sur 20 procès visant à condamner le blasphème de façon indirecte, puisque ce délit n’existe plus en France, 18 émanent de groupes catholiques intégristes et 2 de groupes musulmans fondamentalistes.

Nous pouvons légitimement  nous demander si, dans notre monde globalisé où les informations circulent à la vitesse de la lumière, il est possible ou non de faire coïncider liberté d'expression et respect des cultures.

Est-il légitime que la liberté d'expression ne prenne pas en compte les différences de cultures au risque de mettre le monde et la société française à feu et  à sang?

Doit on restreindre ou non le champs de la loi sur la liberté d'expression , en France et en Europe pour tenir compte des nouvelles réalités socio-politiques?

Les questions sont posées…

Je vous remercie.

Georges d'Humières







 A ma droite : J-M Folch, maire de St André de Roquelongue


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samedi 21 novembre 2015

RECITAL

RÉCITAL MELI MELO 

renaissance baroque contemporain
oeuvres de ADRIEN LE ROY, WEISS, BACH, TARREGA, LAURO, SATIE, DYENS, BROUWER, MARTIN
Olivier SALTIEL, guitare & requinto

SAMEDI 21 NOVEMBRE 19h TEMPLE – NARBONNE

LIBRE PARTICIPATION

Olivier SALTIEL a débuté la guitare auprès de Ramon CREIXAMS DE HERRERA (Paris XVIIème)
puis avec Dominiq
ue FIELD (Luthier), Jean Pierre BILLET (CNR Clermont Fd). Il se perfectionne
auprès de Pascal BOËLS (Schola Cantorum, Paris). Ses rencontres avec Roland DYENS, Leo
BROUWER, John WILLIAMS, Bill KANENGISER, Jean Pierre TAÏEB alimentent sans cesse sa
démarche musicale. Il adapte, juxtapose et interprète des musiques d’essence populaire sans quitter
le répertoire de la guitare d’aujourd’hui et du passé. Chants séfarades, Coté Balkans, Todo Tangos,
Musiques do Brasil, Tour des cours d’Europe du XVIII ème,Time for Rags, Cuba Libre autant de
projets menés en solo ou en formations de chambre. Membre fondateur du quatuor de guitares
Méditerranée, il mène actuellement un travail avec la danseuse et chorégraphe Laetitia
ESCALIER, la soprano lyrique Camille SOULARUE, le flûtiste Marc SUREAU. Diplômé d’État,
Olivier SALTIEL, est professeur de guitare au Conservatoire du GRAND NARBONNE.

VENEZ NOMBREUX !

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Marche blanche pour la paix

Hier, vendredi 20 novembre, avec mes amis juifs, catholiques, protestants et baha'is,  j'étais main dans la main avec l'imam de Narbonne, Mohamed Hanou et toute la communauté musulmane pour une marche blanche pour la paix de la grande mosquée de Narbonne à l'hôtel de ville. (cf photo du journal L'Indépendant)

Cette marche a fait suite à la grande prière du vendredi à la mosquée à laquelle le GIP 11,Groupe inter religieux pour la Paix de l'Aude,  était convié ainsi que les autorités civiles.





Au journaliste de FR3 qui m'interrogeait, j'ai réaffirmé que seul vrai blasphème qui puisse exister c'est d'utiliser le nom de Dieu pour tuer son prochain.


Qu'as-tu fais de ton frère?
Genèse 4, 10

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dimanche 15 novembre 2015

LA VENUE DU FILS DE L'HOMME


Voici le texte de ma prédication aujourd'hui, dimanche 15 novembre au temple protestant de Narbonne.

Prédication du dimanche 15 novembre 2015 - GH

La venue du fils de l’Homme
Psaume 16 et Marc 13, 24-32

Chers amis, chers frères et sœurs en Jésus-Christ,

Il est des jours que l’on ne voudrait pas vivre, des jours où la tâche  nous paraît  bien lourde, bien difficile dans ces moments dramatiques.

Pour moi, les événements terrifiants  que nous avons vécus vendredi soir m’ont obligés à revoir relire et réviser  complètement ma prédication, chose que j’avais déjà fait une première fois, J-P P. ayant déjà prêché sur le même thème en méditant Luc XXI il y a quelques semaines.

Ainsi, l’actualité nous oblige à remettre les pendules à l’heure et changer nos perspectives.

Un théologien écrivait que le prédicateur doit avoir à la fois la Bible dans une main et le journal dans l’autre pour nourrir sa méditation. Ce n’est pas le journal, qu j'avais en main, mais c'était la télévision allumée dans le salon. Sur le petit écran, c'éttait l'irruption obscène des images crues et terrifiantes que les reportages en boucle nous ont déversées depuis plus de trente heures.

Aujourd’hui, comment faire autrement ?

Voilà des mois que nous voyons des images de fin du monde : glissement de terrains, inondations catastrophiques, flots de réfugiés fuyant l’horreur, les enfants et les femmes qui sont les premières victimes, les attentats ici en France en début d’année et maintenant et toujours plus meurtriers.

Tous cela pour moi, pour vous, chers frères et sœurs, c’est l’horreur absolue.
Quels rapports avec le texte d’aujourd’hui me demanderez-vous ?Sont-ce là les signes avant- coureurs de la fin du monde ? Doit-on les considérer comme tels ? Toutes ces interrogations me semblent bien vaines à la lecture de l’évangile d’aujourd’hui.

La réponse me paraît simple, il explique l’histoire de l’humanité, notre attente et l’attitude que Jésus attend de nous.


I-           Les signes

« Mais dans ces jours, après cette détresse, le soleil s’obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière, les étoiles tomberont du ciel et les puissances qui sont dans les cieux seront ébranlées ». Après la destruction du temple dont Jésus parle au début du chapitre, voici les autres signes : verset 19 « la détresse », « thlipsis (V.24),verset 14 « l’abomination » de la désolation. Ces signes précéderont la venue du Fils de l’Homme, nous dit Jésus au verset 26.
Ces signes vont- ils vraiment advenir, sont-ils une métaphore? Le langage apocalyptique employé est le même que dans toutes les apocalypses – révélations juives. C’est un langage oriental. En réalité les signes dont parle Jésus sont une métaphore. Ces événements eschatologiques  sont bien là depuis que le monde existe, nous les vivons ici et là depuis des millénaires. Ils sont l’histoire de l’humanité.

Quand ils nous touchent comme vendredi, on a l’impression que l’on se rapproche de plus en plus vite de la fin des temps. C’est ce que devaient probablement penser les juifs à l’heure de l’holocauste. Il n’empêche, elle dure cette fin du monde-là !

Finalement la parole de Jésus me réconforte qui nous dit au verset 32: « pour ce qui est du jour et de l’heure, personne ne le sait . » Oui cela m’arrange bien de ne pas savoir.

Mais est-ce bien de la fin du monde qu’il s’agit ?

Est-ce la fin du monde que prédisent certains fondamentalistes qui nous invitent à veiller et prier, ou qui, tel le savant fou Phillipulus dans l’album de Tintin « L’étoile mystérieuse » qui parcourt les avenues avec son gong en annonçant le cataclysme imminent ?

Les disciples sont trop impatients, ils veulent des détails, tout comme nous aussi nous voudrions tout savoir. Jésus nous dit aussi de faire attention : « soyez sur vos gardes ! » verset 23. «Si quelqu’un vous dit alors : le Christ est ici ou il est là, ne le croyez pas. », verset 21 Il faut se méfier des ceux qui donnent des renseignements trop précis. Ne soyons donc pas les dupes des faux prophètes. Il est significatif de constater l’actuel succès des diseuses de bonne aventure, même un ancien et célèbre président de la République avait recours aux services de l’une d’entre elles !

                                
II-        Ce que nous attendons

Dans la parabole du figuier, (versets 28-37) Jésus nous dit : « lorsque vous verrez ces choses (tota) arriver, sachez que le Fils de l’Homme, est proche, à la porte.  Je vous le dis en vérité, cette génération ne passera point, que tout cela n’arrive. Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. »
Alors qu’attendons-nous ? La fin du monde, de l’existence humaine,  retour de Jésus, le règne de Dieu sur terre ?

Nous l’avons vu, la fin du monde, comme nous l’entendons couramment est déjà là, inscrite dans l’aujourd’hui de notre existence. Selon la formule du théologien Bornkamm, spécialiste du Nouveau Testament à Heidelberg : « Le Règne de Dieu est caché et c’est ainsi qu’il faut le croire et le comprendre. Non pas, comme l’entendaient les auteurs d’apocalypses, dans l’au-delà du ciel et dans le secret d’un avenir plein de mystères, mais ici même, caché dans un présent tout quotidien, où personne ne voit ce qu’y s’y déroule déjà. Tel est le thème des paraboles sur le Royaume de Dieu. »

Oui, nous sommes bien dans l’histoire. Il s’agit de la fin des temps mais pas comme nous nous l’imaginons. Jésus nous livre ce qu’est ou plutôt qui est le point final de l’histoire. C’est la seconde venue de Jésus, la « Parousie » du Fils de l’Homme. Je cite à nouveau le verset 26 : « Alors on verra le Fils de l’Homme venant sur des nuées avec une grande puissance et avec gloire.  Nous changeons de perspective. Ce n’est plus les guerres, les cataclysmes qui sont le quotidien de notre humanité qui sont la fin de l’histoire. La seule fin, c’est la venue du Fils de l’Homme. Oui, Jésus, c’est lui l’oméga, la fin.

Alors qu’est-ce que cette annonce implique pour nous, disciples de Christ ?

III-     Notre attitude de chrétien

Jésus a accepté, assumé son humanité, sans condition lui qui dit ne pas savoir quand tout cela doit arriver. « personne ne le sait, ni les anges dans le ciel, ni le Fils, mais le Père seul. » Autrement dit Jésus se positionne dans la posture du croyant. Il fait confiance au Père. Il est notre modèle.

Nous aussi nous devons assumer notre humanité, Jésus est allé au bout de la sienne. Il a passé les trois dernières années de sa vie à prier, veiller souvent seul dans la montagne, il a aussi parlé aux foules et guéri les malades.

Notre ministère n’est donc pas de chercher à savoir quand sera la fin, ou de vouloir percer le mystère eschatologique, de chercher le jour et l’heure du second avènement de Jésus. Lui-même n’a pas essayé qui s’en remettait à son Père.

Nous sommes fils du dieu vivant, nous devons accepter comme Jésus de partager avec nos frères et sœurs ce que nous apporte l’Evangile et ce qu’il transforme en nous.

La Bonne Nouvelle change nos vies, radicalement, vraiment. Il nous apporte la vraie joie, la vraie confiance, le vrai bonheur. Malgré le fait que la vie ne nous épargne pas plus que les autres, nous savons que nous ne sommes pas seuls, que, chaque jours nous sommes accompagnés par le Père.

Oui, c’est donc bien à ce ministère de témoignage que nous sommes appelés.
Notre vocation de chrétien se trouve ici et maintenant, dans notre quotidien auprès de ceux qui nous sont proches mais aussi auprès de ceux qui n’ont pas la chance de connaître la Bonne Nouvelle.

Ne cédons pas au doute, à l’angoisse face aux malheurs que nous connaissons, face aux signes qui parfois nous terrifient.

Albert Schweizer disait dans Ma vie ma pensée : "Lorsqu'on me demande si je suis pessimiste ou optimiste, je réponds qu'en moi, la connaissance est pessimiste, mais le vouloir et l'espoir sont optimistes." 

Soyons donc de simples témoins de Jésus-Christ ressuscité, soyons positifs, soyons des consolateurs animés de compassion, soyons optimistes, soyons fidèles à notre baptême, soyons des veilleurs actifs.

Amen !


Georges d’Humières

samedi 14 novembre 2015

Los atemptats de Paris: La França en dòl


Aprèp los atemptats de Paris, me jonhi per la pensada e la preguièra a la pena de las familhas en patiment e en dòl.

Sèm totes en dòl.

"Tant i a qu'es pròche lo Senhor de los qu'an lo còr brigalhat e de los qu'an l'esperit aclapat, el lo sauva." Psalmes 34,19

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Attentats de Paris: la France en deuil


Nous nous associons  par la pensée et la prière à la peine des familles dans la souffrance et le deuil.


Nous sommes tous en deuil.

"L'Eternel est près de ceux qui ont le coeur brisé, et il sauve ceux qui ont l'esprit dans l'abattement."  Psaumes 34,19


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vendredi 13 novembre 2015

Inauguration multiconfessionnelle à Saint Polycarpe




Nous étions nombreux à l'inauguration de l'exposition de reliques de maîtres bouddhistes à Saint Polycarpe le 6 novembre 2015.

Pour ma part, représentant le président, en voyage, j'ai présenté le GIP11, (Groupe interreligieux pour la Paix - Aude, affilié à la branche française de la Conférence mondiale des religions pour la Paix) ainsi que ses activités.
Puis, en tant queprésident de l'Eglise protestante unie de Narbonne , lors des lectures et prières, j'ai lu quatre textes bibliques.

Cette soirée s'est déroulé dans un esprit d'amitié et de fraternité très remarqué. Au nom du GIP11 et de l'Eglise protestante unie de Narbonne, je remercie les organisateurs et plus particulièrement Madame Nadine San Geroteo qui m'avait contacté pour que nous participions à cet événement.

Voici l'article paru le 11 novembre dans le quotidien "L'Indépendant".








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Centième anniversaire de Tante Germaine d'Humières




Germaine d'Humières


Tante Germaine d'Humières (Branche de La Majorie)


Le 10 novembre, à Carcassonne, nous étions onze cousins et cousines pour fêter un bon anniversaire à notre Tante Germaine: Elisabeth et François d'Humières( branche de la Majorie), le chef de famille, Marie-Alix de Bélizal (soeur de François d'Humières), Marie-Armande de Loisy ( branche de Conros, fille d'Henry de Vaugelas et de Marguerite d'Humières), Jean-Hubert , Odile et Brigitte d'Humières ( branche de la Majorie), Patrick de La Motte Rouge (même branche),  Alain Rouget et son épouse Dominique, mon épouse Mauricette et moi (branche de la Majorie).

Ce fût une belle et joyeuse fête autour de Tante Germaine qui semblait toute étonnée qu'il y ait tant de monde autour d'elle.




Tante Germaine ouvre ses cadeaux.



Marie-Armande de Loisy (Branche de Conros)



Tante Germaine en conversation

Je ne peux m'empêcher de penser à son frère mon Oncle Georges d'Humières, décédé il y a quelques années. Alors que je faisais des études de théologie (qui m'ont d'ailleurs conduit au protestantisme!), je l'avais aidé à faire du catéchisme aux enfants de la Grande Borne à Grigny, du temps où il était curé de cette ville. Il avait été aussi supérieur du séminaire des vocations tardives à Morsang-sur-Orge. C'était le seul oncle de la famille que je tutoyais. Plus qu'un oncle, c'était un ami.



Odile, Brigitte et Jean-Hubert d'Humières ( Branche de La Majorie)
(en chemisier jaune, Madame Verger)



Jean-Hubert d'Humières (Branche de La Majorie)



Patrick de La Motte Rouge (Branche de La Majorie)
Filleul de Tante Germaine



Maie-Alix de Bélizal, soeur de François d'Humières
(Branche de La Majorie), filleule de Tante Germaine



La chorale

Quelques portraits complémentaires...





Une belle et grande dame !


Des photos supplémentaires de la famille...






Entretien entre Tante Germaine et son filleul Patrick de la Motte Rouge





Tante Germaine en discussion avec Jean-Hubert



Echanges de sourires



Tante Germaine et ses cadeaux



Les deux soeurs de François, Odile et Brigitte, en grande conversation.



Conversation entre Marie-Armande de Loisy ( Conros) et Georges d'Humières (La Majorie), entre nous deux mon cousin François d'Humières (La Majorie)


Georges et François d'Humières



On applaudit au discours!



Tante Germaine et Georges (moi) en conversation; on aperçoit mon épouse Mauricette,en veste rouge à carreaux et Dominique Rouget l'épouse d'Alain.



Marie-Alix de Bélizal



Jean-Hubert voudrait bien partager le gâteau de Tante Germaine!


De gauche à droite 
premier rang: JeanHubert, sa soeur Odile, Tante Germaine, derrière elle, Marie-Armande et Marie-Alix,
deuxième rang: Georges, Mauricette, Dominique l'épouse d'Alain, Brigitte, derrière elle le barbu de service: Alain, Patrick, François, Elisabeth et  Bénédicte de Rigaud.



Premier rang: Odile et Marie-Alix qui entourent Tante Germaine.
Deuxième rang: Jean-Hubert, Dominique, épouse d'Alain Rouget , Mauricette, Georges, Patrick, Brigitteet Marie-Armande un peu cachées, Elisabeth, François, les deux jeunes femmes de droite les deux Maires-adjointes de Carcassonne.



Marie-Alix de Bélizal à côté de sa marraine Tante Germaine, la dame au chemisier bleu m'est inconnue.












Encore un gâteau! Quelle journée!



Patrick de La Motte Rouge et Alain Rouget


Merci à tous les photographes dont les photos ajoutées aux miennes sont bien meilleures : JR de la Mairie de Carcassonne, Alain, François,  Jean-Hubert et merci à celles et ceux que j'aurais pu oublier et à qui je demande l'indulgence...
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