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Ce blog présente principalement des articles sur les actualités concernant les religions, la spiritualité protestante, la culture et la langue occitanes, l'actualité personnelle et familiale. On peut aussi s'y trouver quelques billets d'humeur...

Aquel blòg presenta principalament d'articles sus las actualitats pertocant las religions, l'espiritualitat protestanta, la cultura e la lenga occitanas, l'actualitat personala e familiala. Se pòdon trobar qualques mots bilhetas d'umor...

mardi 29 mars 2016

Prédication de Pâques à deux voix à l'Oratoire à Paris


À quoi bon ressusciter ? (Actes des apôtres 14)
par Marc Pernot


Pâques, l’éveil de la vie en plénitude (1 Corinthiens 15:12-19 ; 35-36 ; 42-44 ; 50)
par James Woody




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Vivre le temps des résurrections

Vivre le temps des résurrectionsChronique hebdomadaire de notre ami de Limoux  Bernard Ginisty. Le 30 mars 2016

 La fête de Pâques  que nous célébrons ne se réduit pas à un heureux dénouement après une mort abominable infligée à Jésus par ce que Hannah Arendt appelle la « banalité du mal ». Faite de la complicité entre le carriérisme d’un fonctionnaire d’empire, le cynisme décadent d’un roi sans pouvoir et le corporatisme clérical d’un grand prêtre, elle illustre la somme de nos  lâchetés qui finissent par devenir meurtrières. La résurrection du Christ est une invitation faite à tout homme de quitter ce règne mortifère.

Beaucoup de « grands prêtres » de nos sociétés modernes tendent de réduire l’humanisme au rapport  production-consommation, ce que Maurice Bellet appelle « l’écorègne ». Non seulement production et consommation des choses, mais vision de soi même comme quantité marchande à gérer à travers plans de carrières ou plus prosaïquement files d’attente à Pôle Emploi : « L’homme à peu près adapté à l’écorègne est un exploité volontaire. Il s’auto exploite. Il tire de lui tout le rendement qu’il peut. On dit : mais c’est à son  profit ! Mais ce profit est entièrement déterminé et défini par la Puissance à laquelle il obéit » (1).Contre la tentation de la résignation, Maurice Bellet nous invite à un cheminement pascal : «Peut-être avons-nous à apprendre durement que l’humanité doit sans cesse se reprendre en son principe, et que ce principe n’est pas une idée, que c’est l’homme même, naissant par-delà les immenses périls de destruction qui hantent sa naissance improbable (2). 
La déprime qui mine personnes et sociétés trouve sa source dans les bouleversements produits par une temporalité réduite à sa valeur marchande. Lorsque de plus en plus de citoyens habités par la vision d'une vie rythmée par la formation, suivie d'un travail encadré par un contrat à durée indéterminée, pour aboutir à une retraite "bien méritée", voient le chômage bousculer ce "long fleuve tranquille" et leurs enfants se livrer à un invraisemblable parcours du combattant entre stages et contrats précaires dans l'angoisse d'un avenir qui ne paraît plus garanti, c'est l'implosion sociale qui guette. 
La fête de Pâques nous invite à vivre à la fois le temps de la rupture et le temps de la naissance. Ce qui meurt, c'est bien le temps quantifié et monétarisé de l’individu, atome social attendant du "sens de l'histoire" ou de la "croissance" une sorte d'automaticité du lien social. Nous avons à faire le deuil de ces idoles qui nous ont fait croire d’être dispensés de la responsabilité de créer  des rapports nouveaux au temps et au lien social. Non pour nous enfermer dans une secte, mais pour trouver une nouvelle base permettant de nous ouvrir à l’universel. A ses disciples qui attendent toujours la restauration de l’ordre ancien, le dernier message du Christ, à la veille de son ascension, à été de leur dire de ne pas se réfugier dans un cénacle, mais d’être ses témoins « jusqu’aux extrémités de la terre » (3)Quelques jours avant d’être élu Pape, George Mario Bergoglio déclarait au conclave : « L’Église est appelée à sortir d’elle-même et à aller vers les périphéries, pas seulement géographiques, mais également celles de l’existence : celles du mystère du péché, de la souffrance, de l’injustice, celles de l’ignorance et de l’absence de foi, celles de la pensée, celles de toutes les formes de misère. Quand l’Église ne sort pas d’elle-même pourévangéliser, elle devient autoréférentielle et alors elle tombe malade » (4). 
Le message du Passeur de Pâques à ses disciples,  effondrés de voir le royaume où ils espéraient avoir les bonnes places leur échapper définitivement, est un envoi “dans le monde entier”  pour qu’ils deviennent des acteurs de la fraternité universelle.  En cela réside le fondement de toute mondialisation qui soit autre chose que la juxtaposition mortelle de flux financiers sauvages et de replis identitaires religieux et nationalistes.

Bernard Ginisty

 
 
(1)  Maurice BELLET : La seconde humanitéDe l’impasse majeure de ce que nous appelons économie, Editions Desclée de Brouwer Paris 1993, page 84.
(2)  Id. page 9
(3)  Actes des Apôtres, 1, 6-8.
(4)   Dans une intervention faite au conclave qui l’a élu Pape le 13 mars 2013, George Mario BERGOGLIO a défini sa conception d’une Eglise qui ne vit pas pour elle-même et qui doit se tenir toujours aux périphéries : « Évangéliser implique un zèle apostolique.(…).L’Église est appelée à sortir d’elle-même et à aller vers les périphéries, pas seulement géographiques, mais également celles de l’existence : celles du mystère du péché, de la souffrance, de l’injustice, celles de l’ignorance et de l’absence de foi, celles de la pensée, celles de toutes les formes de misère. Quand l’Église ne sort pas d’elle-même pour évangéliser, elle devient autoréférentielle et alors elle tombe malade (on peut penser à la femme toute courbée dont parle l’Évangile). Les maux qui, au fil du temps, frappent les institutions ecclésiastiques ont des  racines dans l’autoréférentialité, dans une sorte de narcissisme théologique. Dans l’Apocalypse, Jésus dit qu’Il se tient sur le seuil et qu’il appelle. Évidemment, le texte  se réfère au fait que Jésus est dehors, à la porte, et qu’il frappe pour entrer... Mais, parfois, je pense que Jésus frappe de l’intérieur, pour que nous le laissions sortir. L’Église autoréférentielle veut retenir Jésus-Christ à l’intérieur d’elle-même et elle ne le laisse pas sortir. L’Église, quand elle est autoréférentielle, sans s’en rendre compte, croit posséder une lumière qui lui est propre ; elle  provoque ce mal si grave qu’est la mondanité spirituelle (d’après Henri de Lubac, c’est le pire qui puisse arriver à l’Église) : cette façon de vivre pour se glorifier mutuellement ».(Rome le 9 mars 2013, traduction de Charles de Pechpeyrou). 

lundi 28 mars 2016

Le message de Pâques de François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France

« Que la paix soit avec vous ! »

Le message de Pâques de François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France
Le message de Pâques de François ClavairolySelon les récits des Évangiles, celles et ceux qui se sont rendus au tombeau le matin de Pâques étaient désemparés, perplexes ou le plus souvent effrayés. Le message de la Résurrection n’a pas été annoncé aux forts, aux insouciants ou aux confiants, mais à ces témoins fragiles et incertains.
Dans ce temps de Pâques, où nous sommes bouleversés et effrayés par les crises et les drames qui se succèdent, nous rendant fragiles au coeur de nos lieux de vie et de liberté, l’Évangile nous annonce encore aujourd’hui que le Christ est vivant ! La Fédération protestante de France s’associe aux douleurs, aux difficultés et aux doutes de chaque citoyen. Elle témoigne d’un message qui réconforte et rassure et qui réoriente le regard loin du tombeau où gisait le Christ, pour la vie qu’il nous donne et où il nous accompagne chaque jour.
C’est pourquoi, dans ce temps de Pâques, la Fédération protestante de France encourage ses Eglises, ses oeuvres et ses mouvements à renouveler leurs engagements, notamment ceux pris pour l’accueil digne et confiant des migrants, la justice climatique, le renforcement des relations entre chrétiens et le souci du prochain quel qu’il soit.
« Jésus vint ; debout au milieu d’eux, il leur dit : Que la paix soit avec vous ! »
Jean 20.19
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vendredi 25 mars 2016




Textes et cantiques du culte de Pâques au temple réformé de Narbonne. Dimanche 27 mars 2016 à 10h30.

cliquer sur le lien ci-dessous:
http://erf-narbonne.over-blog.com/

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